Louer un serveur pour jouer à Valheim entre amis, le cas pratique

Prenons un groupe de six amis qui joue à Valheim depuis le printemps. Jusqu’ici, la partie tournait sur le PC de l’un d’eux : quand il éteignait sa machine, le monde disparaissait pour tout le monde. Les autres ont fini par proposer de louer un serveur pour que la partie reste accessible à toute heure. Voici comment ce projet se déroule en pratique, avec les choix qui comptent et ceux qu’on peut laisser de côté.

Héberger chez soi ou louer, le vrai point de départ

Avant de chercher une offre, le groupe a listé ce que la solution maison ne faisait pas. Le PC de l’hôte consommait de l’électricité en continu, la connexion montante de sa box limitait la fluidité dès que quatre joueurs se retrouvaient au même endroit, et chaque redémarrage pour une mise à jour Windows coupait la session.

Un serveur loué règle ces trois points, mais il en ajoute un : quelqu’un doit l’administrer. Dans notre exemple, un des joueurs travaille dans le développement web et accepte de s’en charger. Sans ce profil, une offre prête à l’emploi pour serveurs de jeu, avec un panneau de contrôle tout prêt, aurait été plus raisonnable.

VPS ou serveur dédié pour une partie entre amis ?

Valheim limite une partie standard à dix joueurs. Pour six personnes, un serveur dédié physique serait disproportionné : un VPS bien dimensionné suffit largement. Le groupe s’est fixé trois exigences avant de comparer.

  • Un centre de données en France ou dans un pays voisin, pour garder une latence basse depuis Lille, Lyon et Bordeaux.
  • Des cœurs à fréquence élevée plutôt qu’un grand nombre de cœurs, car le serveur de jeu sollicite surtout un fil d’exécution principal.
  • Assez de mémoire pour absorber la croissance du monde au fil des semaines de jeu, avec un peu de marge.

Le stockage pèse peu dans l’équation, à condition qu’il s’agisse de SSD. Les fichiers du monde restent légers, mais leurs sauvegardes doivent être fréquentes.

Pour trier les offres sans y passer la soirée, le joueur administrateur s’est appuyé sur meilleur-serveur-dedie.fr, dont le comparateur permet de filtrer par type d’hébergement, par mémoire et par localisation, et qui propose des guides de configuration pour Valheim, Palworld ou ARK. Ces guides lui ont surtout servi à vérifier les ports et les paramètres de lancement avant de payer quoi que ce soit.

Un critère a fait la différence au moment de choisir : l’absence de frais d’installation et d’engagement. Pour un projet entre amis, personne ne sait si l’envie de jouer durera trois mois ou deux ans. Une facturation mensuelle résiliable à tout moment évite de payer un serveur pour un monde que plus personne ne visite.

L’installation, étape par étape, sans mauvaise surprise

Sur un VPS sous Linux, l’installation passe par SteamCMD, l’outil en ligne de commande de Valve qui télécharge les serveurs dédiés des jeux Steam. Notre administrateur a créé un utilisateur système à part, sans droits d’administration, pour faire tourner le serveur. C’est une précaution simple : si une faille touche le jeu, elle ne donne pas la main sur toute la machine.

Le script de lancement fourni avec le serveur prend en paramètres le nom affiché, le nom du monde, le mot de passe et le port. Le pare-feu doit ensuite laisser passer le trafic UDP sur les ports utilisés par le jeu, à partir de 2456 par défaut. C’est l’étape qui fait échouer la plupart des premières tentatives : le serveur démarre, apparaît dans les journaux, et personne ne peut s’y connecter parce qu’un port reste fermé.

Dernier point technique : transformer le lancement manuel en service système, avec systemd, pour que le serveur redémarre seul après une coupure ou une mise à jour du VPS. Sans cela, le monde reste hors ligne jusqu’à ce que quelqu’un se connecte en SSH.

Le transfert du monde existant, sans repartir de zéro

Le groupe ne voulait pas perdre ses mois de construction. Les fichiers du monde se trouvent dans le dossier de sauvegarde du jeu sur le PC de l’ancien hôte ; il suffit de les copier dans le répertoire correspondant du serveur, puis de lancer celui-ci avec exactement le même nom de monde. Une erreur de casse dans ce nom, et le serveur génère un monde neuf sans prévenir. Mieux vaut garder une copie des fichiers d’origine hors du serveur jusqu’à la première session réussie.

Les sauvegardes, à automatiser dès le premier jour

Une tâche planifiée copie désormais le dossier du monde chaque nuit dans un stockage distinct du VPS. Le jeu crée ses propres sauvegardes, mais elles restent sur le même disque : si le serveur est perdu, elles disparaissent avec lui. La règle que le groupe s’est donnée est simple, une copie sur la machine et une ailleurs.

Ce que le groupe a appris après un mois

Le serveur tourne sans interruption, et les joueurs se connectent désormais à des horaires qui n’auraient jamais été possibles avec l’ancien système. Le coût, partagé à six, reste modeste. La charge réelle se situe ailleurs : l’administrateur passe une dizaine de minutes après chaque mise à jour du jeu à relancer SteamCMD et à vérifier que la version du serveur correspond à celle des clients. Quand les deux divergent, plus personne ne peut se connecter, et le message d’erreur ne le dit pas toujours clairement.

Si vous montez un projet similaire, notez dès le départ dans un fichier partagé les commandes de mise à jour, l’emplacement du monde et la procédure de restauration. Le jour où l’administrateur part en vacances, quelqu’un d’autre pourra relancer la partie en dix minutes au lieu d’une soirée.

Sommaire

Nos autres Articles

Les tendances actuelles des hôtels à Toulouse

Toulouse connaît une évolution marquée de son secteur hôtelier, portée par des tendances innovantes et des attentes client en mutation. Les hôtels s’adaptent pour offrir une expérience unique et personnalisée, tout en intégrant des pratiques durables.